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Le gouvernement pratique le dialogue de sourd !

Posté par cgtscaletheil le 16 juin 2016

 

Communiqué commun CGT – FO – FSU – Solidaires – UNEF – FIDL – UNL

jeudi 16 juin 2016

Massive, dynamique, combattive, revendicative, la manifestation nationale unitaire d’hier à Paris et en province est une grande réussite. Elle illustre la détermination sans faille des salarié-e-s, des privé-e-s d’emploi, des jeunes et des retraité-e-s à gagner le retrait du projet de loi Travail et à obtenir de nouveaux droits.

Les organisations dénoncent une nouvelle fois les violences qui ont émaillé les abords de la manifestation. Leur service d’ordre a joué son rôle en assurant le bon déroulement du cortège syndical.

Les organisations demandent au gouvernement de garantir les bonnes conditions d’exercice du droit de manifester. Il est de sa responsabilité d’assurer la sécurité et le maintien de l’ordre.

Le Premier ministre assimile les manifestants à ceux qu’il qualifie de casseurs et rejette sa propre responsabilité sur les organisations syndicales en leur imputant le climat social qui se détériore.

Il veut interdire les manifestations ! Comme si en muselant la contestation, il réglait le problème !

C’est inadmissible !

Le gouvernement refuse d’entendre ! Il cherche à détourner l’opinion publique du cœur du sujet posé par le projet de loi. Les organisations quant à elles restent centrées sur : l’inversion de la hiérarchie des normes, les accords de développement et de maintien de l’emploi, les conditions de licenciement, le référendum d’entreprise, la médecine du travail. Autant d’éléments dans le projet de loi qui en l’état sont défavorables aux salariés.

Comment peut-il continuer de mépriser ainsi l’expression de millions de salarié-e-s, de privé-e-s d’emplois, de jeunes et de retraité-e-s ?

Comment peut-il refuser le dialogue que demandent les organisations depuis des mois ?

Le Président de la République reste silencieux après le courrier des organisations syndicales du 20 mai. Restera-t-il de marbre devant les milliers de votations que lui remettront les organisations le 28 juin prochain ?

D’ores et déjà des dizaines de milliers de votation pour le retrait du projet de loi sont recueillies. Les organisations appellent les salarié-e-s, les privé-e-s d’emploi, les jeunes, et les retraité-e-s à voter massivement.

Depuis trois mois se multiplient les pétitions, manifestations, grèves, occupations de lieu de travail… le rejet du projet de loi est bien réel et il demeure profondément ancré y compris dans l’opinion publique.

Les organisations appellent à poursuivre les actions revendicatives sous les formes décidées localement et à participer massivement aux journées de mobilisation nationales les 23 et 28 Juin prochains :
• Le 23 juin, pendant l’examen au Sénat (grèves, interpellations des parlementaires, rassemblements, manifestations, conférences de presse …) ;
• le 28 juin prochain, date prévue du vote du Sénat, pour remettre la votation citoyenne auprès des préfectures et à la Présidence de la République pour la région parisienne et en organisant des grèves et des manifestations.

Elles se retrouveront le 24 juin prochain.

Les Lilas, le 15 juin 2016

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Loi travail : ne pas se laisser enfumer par le seul article 2 – Article du Monde

Posté par cgtscaletheil le 16 juin 2016

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Réponse de la CGT au propos du premier ministre

Posté par cgtscaletheil le 15 juin 2016

Réaction de la CGT

 

Aux propos inacceptables du Premier Ministre Manuel Valls

mercredi 15 juin 2016

 

Le Premier Ministre vient d’accuser la CGT d’être responsable des violences intervenues en marge de la manifestation nationale du 14 juin, à Paris, contre le projet de loi travail.

La CGT tient à rappeler au Premier Ministre que cette mobilisation, comme les précédentes, n’a pas été organisée par la CGT mais par 7 organisations syndicales de salariés et de jeunesse qui, depuis 4 mois, dans l’unité, demandent le retrait de ce texte régressif.

Quelle est la réalité des faits ? C’est en marge du cortège de cette manifestation, déposée par les organisations et validée par la Préfecture de police de Paris, que des bandes de casseurs se sont à nouveau livrées à des exactions que la CGT a d’ailleurs condamnées officiellement, une fois de plus, dans son communiqué national.

Le Premier Ministre ne peut ignorer qu’il incombe aux pouvoirs publics, dont il a la première responsabilité, d’assurer la sécurité et le maintien de l’ordre.

La CGT souligne le sang-froid et la maitrise des militants de son service d’ordre qui, sans faillir, ont pris les dispositions nécessaires afin de garantir la sécurité des participants à cette manifestation massive.

En conscience et prenant en compte les informations données par les services de la Préfecture, les organisations syndicales ont fait le choix de ne pas aller jusqu’au bout du parcours prévu, malgré la frustration légitime des participants, pour ne pas les exposer davantage à la violence et aux incidents générés par des éléments extérieurs. Face à cette contrainte, une fois encore, l’ensemble des services d’ordre des organisations a su créer et mettre en œuvre les conditions pour que les participants, venus de toute la France, puissent rejoindre leurs moyens de transport.

La CGT tient à rappeler au Premier Ministre que, comme il n’est pas de la responsabilité des supporters d’assurer la sécurité dans et autour des stades de l’euro de football, de la même façon il n’est pas de la responsabilité des manifestants d’assurer la sécurité dans et autour d’une manifestation autorisée par la Préfecture de police.

Menacer d’interdire les manifestations est le signe d’un gouvernement aux abois.

Plutôt que de faire l’inventaire tendancieux d’éléments à charge contre la CGT, Manuel Valls ferait bien mieux d’entendre la majorité des salariés, des jeunes et plus largement des citoyens qui rejettent ce projet de dumping social et de destruction de notre modèle de société.

 

Montreuil, le 15 juin 201

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La CGT décrypte la loi travail

Posté par cgtscaletheil le 27 mai 2016

 

 

www.decryptageloitravail.cgt.fr

 

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LA MODERNITÉ, C’EST LE PROGRÈS SOCIAL, PAS LA LOI « TRAVAIL » !

Posté par cgtscaletheil le 26 mai 2016

 

LA MODERNITÉ, C’EST LE PROGRÈS SOCIAL, PAS LA LOI « TRAVAIL » ! dans informations tribunemartiabbc-8b7be

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Appel de la FILPAC CGT

Posté par cgtscaletheil le 24 mai 2016

 

Appel de la Fédération des travailleurs des industries du livre, du papier et de la Communication.

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Devant l’intransigeance d’un gouvernement et d’un président de la
république de plus en plus illégitimes, la direction de la Filpac-Cgt réunie en
séance extraordinaire, ce lundi 23 mai 2016, appelle l’ensemble de ses
syndicats à participer activement et massivement aux actions………. 

Ceux qui luttent ne sont pas sûrs de gagner, mais ceux qui ne luttent pas ont déjà perdu !

Alors soyons-en assurés, ne lâchons rien et nous gagnerons ! les 26 mai et 14 juin toutes et tous dans la rue, toujours plus nombreux, toujours plus mobilisés !

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Simplification Du Code Du Travail : La Régression Sociale

Posté par cgtscaletheil le 8 mars 2016

 

Simplification du Code  du  Travail : la Régression Sociale

La « simplification » du code du travail, pour ne pas dire sa suppression, portée par la loi EL KOMRI n’est autre qu’un viol collectif à l’encontre des salariés. Le code du travail s’est construit autour de la réduction du temps de travail depuis 170 ans et vient de subir un retour inouï vers le passé.

Après les accords de compétitivité, la loi MACRON, l’état d’urgence, la déchéance de la nationalité, le gouvernement  “socialiste” néolibéral s’attaque au code du travail. Le rêve du patronat  et de la droite va être réalisé par  les socialistes ! Il n’y a que Pierre Gattaz pour signer une pétition de soutien à cette réforme indécente (10 000 votes en soutien, 1 270  588 contre ce dimanche soir, 200 000 de plus, rien que ce weekend).

Simplification du Code  du  Travail : la Régression Sociale

Les attaques se multiplient contre le temps du travail. Celui-ci est pulvérisé :

1) La durée  maximale journalière passe de 10h à 12 h

2)  La durée  hebdomadaire maximale (sur 16 semaines au lieu de 12) sera portée de 44 à 46 heures. Des dépassements pourront être autorisés par décret à titre exceptionnel dans certains secteurs, régions ou certaines entreprises. En effet, sur une semaine, la durée hebdomadaire actuellement limitée à 48h pourra aller jusqu’à 60h en cas de circonstances exceptionnelles.

3) Le temps de repos quotidien de 11 heures obligatoire par tranche de 24h sera fractionné.

4) Les temps d’astreinte seront décomptés des temps de repos. Les temps d’astreintes ne seront plus indemnisés (lorsque vous devez rester au service de votre employeur, en dehors de votre lieu de travail)

Simplification du Code  du  Travail : la Régression Sociale

5) Les apprentis devront travailler 10 h par jour et 40 h par semaine (contre 8 et 35 heures actuellement)

6) Le forfait jour qui permet de ne pas décompter les heures de travail est étendu. Concrètement, pour ceux qui travaillent au forfait verront leur temps de travail augmenté sans être mieux rémunéré.

7) Afin de neutraliser les heures supplémentaires, le temps de travail sera calculé sur 3 ans. Donc vos heures supplémentaires ne seront pas payés.

8) Le plancher de 24 heures hebdomadaires pour un contrat à temps partiel n’est plus la règle dans la loi. Donc, comme aux USA, en Allemagne, en Angleterre […] comme il l’a été imposé aux Grecs, les contrats extrêmement précaires vont se multiplier. Pour sûr avec des embauches de seulement quelques heures par semaines, le chômage ne peut que baisser. Des chiffres qui font beau et qui dans la réalité ne feront qu’enrichir les plus riches et appauvrir les plus pauvres.

Simplification du Code  du  Travail : la Régression Sociale
Simplification du Code  du  Travail : la Régression Sociale

9) La réforme permet de baisser la rémunération des heures supplémentaires. Actuellement, la majoration de la rémunération des heures supplémentaires est de 25%, elles seront désormais abaissé à 10% (par accord d’entreprise). Pour un smicard, son heure supplémentaire passera de 12€ à 10€60.

10) Une entreprise pourra contourner les syndicats par référendum interne. Une mesure peut être imposée par référendum contre l’avis de 70% des syndicats. On a vu l’exemple de SMART où les syndicats représentant plus de 50% des salariés s’étaient opposés à la proposition du patronat de baisser le salaire et d’augmenter la durée de travail. Quel exemple ! la FNAC, avec l’ouverture des magasins les dimanches. Le patronat peut par chantage à l’emploi, diminuer les salaires, changer le temps de travail et disloquer progressivement tous les avantages sociaux gagnés durement et, parfois, au prix du sang c’est deux cent dernières années !

11) Le travail de nuit serait moins protégé, la plage des heures de nuit en serait diminuée. Le travail de nuit sera donc moins payé.

12) Suppression du temps d’habillage, de pause et de trajet professionnel.

13) Réduction voir suppression du nombre de jours pour congés spéciaux, comme lors du décès d’un proche (conjoint), actuellement, garanti par la loi ! les Français devront aller travailler le jour de l’enterrement.

Simplification du Code  du  Travail : la Régression Sociale

14) En cas de licenciement illicite, l’indemnité prud’hommale est plafonnée à 15 mois :

-inférieur à 2 ans équivaut à 3 mois de salaire

-entre 2 et 5 ans : 6 mois de salaire

-entre 5 et 10 ans : 9 mois de salaire

-entre 10 et 20 ans : 12 mois de salaire

-au-delà de 20 ans : 15 mois de salaire

15)  Evolution de la définition du licenciement économique : suite à une baisse d’une commande, du chiffre d’affaire, perte d’exploitation, dégradation importante de la trésorerieMAIS aussi de mutations technologiques, de réorganisation de l’entreprise nécessaire à la sauvegarde de sa compétitivité, le licenciement sera légitime.

Si ses profits, ses dividendes baissent, le patron pourra modifier les horaires à la hausse et les salaires à la baisse (Loi WARSMANN sous SARKOZY l’avait autorisé pour 1 an, la loi SAPIN l’a prévu pour 2 ans et maintenant c’est pour 5 ans)

16) Le MEDEF pourra choisir ses juges et arbitres. En effet, il pourra se tourner vers un juge judiciaire lorsque la direction départementale prendra une décision.

AFIN DE REJETER CE PROJET DE LOI FÉODALE, MOBILISONS NOUS LE 31 MARS POUR CONQUÉRIR DES DROITS NOUVEAUX ET UN RÉEL PROGRÈS SOCIAL AU LIEU D’UN RETOUR A GERMINAL.

Simplification du Code  du  Travail : la Régression Sociale

 

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GOODYEAR … L’intolérable … Signez la pétition de soutien !

Posté par cgtscaletheil le 15 janvier 2016

 

Pour la première fois depuis un demi siècle un gouvernement a demandé que soit requis des peines de prison ferme contre des syndicalistes pour avoir participer avec les salariés à des actions en vue d’empêcher la fermeture de leur usine.

 

En même temps qu’ils préparent la suppression dans quelques mois de plus 1000 articles du Code du travail, Hollande, Valls et Macron ont décidé de déclencher une répression sans précédent des syndicalistes qui luttent dans les entreprises.

 

Avec les 8 condamnés de GOODYEAR l’exécutif veut faire un exemple.

 

Le gouvernement affiche sa volonté de mettre les Procureurs et les forces de polices aux services des grands groupes pour briser toute résistance à la destruction des emplois et de l’industrie.

 

Evidemment les militants de terrain en général et ceux de la CGT en particulier sont les plus touchés.

 

C’est pourquoi nous en appelons à l’ensemble des salariés, aux militants, aux syndicats d’entreprises, unions locales, départementales, régionales, fédérations ou simples salariés solidaires, pour qu’ensemble nous fassions la démonstration de notre force.

Nous pouvons être des millions à faire reculer Hollande, Valls et Macron en commençant par leur imposer l’arrêt des poursuites contre les 8 de GOODYEAR et en organisant le plus grand rassemblement solidaire en prévision de l’appel.

 

Je signe l’appel Nous Sommes Tous Des Goodyear.

 

GOODYEAR ... L'intolérable ... Signez la pétition de soutien ! dans informations

 

 

 

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ENCORE UN ACCORD MINORITAIRE MEDEF-CFDT-GOUVERNEMENT ?

Posté par cgtscaletheil le 12 octobre 2015

 

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AGIRC ARRCO – QUI NÉGOCIE QUOI SUR QUEL MANDAT ? ENCORE UN ACCORD MINORITAIRE MEDEF-CFDT-GOUVERNEMENT ?

BERGER EXPLIQUE AUX ÉCHOS QUE LA CFDT PENDANT L’ÉTÉ A DIT OUI AU MEDEF

 

Retraites complémentaires : vers un accord a minima

SOLVEIG GODELUCK / JOURNALISTE LES ÉCHOS

Après trois mois de surplace, les négociations entre les partenaires sociaux pour trouver comment pérenniser le système de retraites complémentaires reprendront mi-octobre.

Ce qui coince, c’est la polarisation sur une «  mesure d’âge  ». Le Medef l’exige pour donner un signal clair sur la nécessité de partir plus tard à la retraite A l’Agirc-Arrco, le torchon brûle entre le patronat et les syndicats. Les négo­ciations difficiles sur le redressement des régimes de retraites complémentaires des salariés du privé sont censées toucher à leur fin, avec un rendez-vous multilatéral vendredi prochain.

Mais chacun campe sur ses positions. Si bien qu’on envisage à présent de trouver un accord a minima, plutôt que de jouer les bons élèves de la réforme des retraites. On toucherait à quelques paramètres, par exemple en continuant à sous-inde­xer les pensions – avec l’espoir que cette fois-ci, l’inflation sera au rendez-vous et permettra de réaliser les économies espérées. On jouerait aussi sur le taux de rendement du point. Bref, des ajustements permettant de gagner quelques milliards d’euros pour patienter.

Le calcul est simple. Du côté du patronat, on espère qu’après les élections présidentielles, un Nicolas Sarkozy mettra à exécution sa promesse de décaler l’âge légal de la retraite à 63 ans – les autres candidats potentiels à la primaire à droite ont eux aussi annoncé des reports de l’âge, jusqu’à 65 ans.

Du côté des salariés, on se dit qu’il vaut mieux attendre le dernier moment pour négocier, et ne pas jouer une fois de plus le poisson-pilote pour le régime de base – en 2013, l’Agirc-Arrco avait sous-indexé les retraites, et la mesure avait été recopiée par le gouvernement pour la réforme des retraites de janvier 2014.

Un signal clair

Ce qui coince, c’est la polarisation sur une «  mesure d’âge  ». Le Medef l’exige pour donner un signal clair sur la nécessité de partir plus tard à la retraite. Lors des rencontres bilatérales de cette semaine, il a fait une nouvelle proposition à la place des abattements sur les pensions jusqu’à 65 ans. Cette fois, l’âge-clef serait 64 ans.

En cas de départ deux ans avant, la pension serait réduite de 25 %. Une baisse ramenée à 15 % l’année suivante. A 64 ans, la pension serait normale. Puis on bénéficierait d’un bonus de 15 % à 65 ans, et de 25 % à 66 ans. Pour le Medef, il est hors de question de commencer à parler d’une hausse des cotisations tant que la mesure d’âge n’est pas acceptée.

De son côté, Force ouvrière, l’un des syndicats gestionnaires du régime, ne veut justement pas donner ce signal sur l’âge, et préfère laisser le régime général – donc le gouvernement – prendre les graves décisions. Quant à la CFDT, elle a cherché à transiger en présentant une «  cotisation de solidarité  » qui ressemble à un abattement mais qui touche­ tout le monde. Cependant, la mayonnaise n’a pas pris.

D’autant que chez FO, dont la voix est nécessaire pour trouver un accord, on estime que le régime général est déjà solidaire et qu’il faut préserver au contraire le caractère contributif des retraites complémentaires, qui «  ne sont pas faites pour résoudre toutes les injustices  ».

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Laurent Berger : « Pour préserver les retraites, il faut un effort partagé par tous »

Pour Laurent Berger, secrétaire général de la CFDT, un des principaux enjeux est de maintenir le pacte intergénérationnel.

Soyons bien clairs : nous voulons un accord – et nous ne sommes d’ailleurs pas les seuls – car, s’il n’y en a pas, les retraites complémentaires baisseront de manière drastique, en commençant par celles des cadres, qui reculeraient de 10 % en 2018. Mais nous refusons d’être acculés à négocier sur les propositions patronales. Il faut un effort partagé par tous. L’enjeu, c’est de trouver des mesures qui permettent de maintenir le pacte intergénérationnel.

Nous y avons travaillé tout l’été et nous irons à la séance de négociation du 16 octobre avec nos propositions.

C’est pourtant classique de négocier sur la base des propositions patronales…

Jusqu’alors, il y avait un accord tacite entre tous les négociateurs sur le fait qu’une négociation sur les retraites complémentaires ne doit pas conduire à revoir les règles de la retraite de base. Or, dès le départ, le patronat a sorti des propositions très dures qu’il utilise comme un cheval de Troie pour repousser l’âge de la retraite à 64 ou 65 ans, avec des abattements inacceptables. Sans aucun effort des entreprises, alors qu’une partie des difficultés vient d’elles.

Comment redresser les comptes sans toucher à l’âge de départ ?

Notre proposition s’articule en trois temps : les mesures urgentes avant 2019, le retour à l’équilibre jusqu’en 2024, puis au-delà. Tout le monde doit faire des efforts, pas seulement les salariés et les retraités.

- A court terme, nous sommes prêts à décaler la revalorisation des pensions complémentaires d’avril à octobre, pour faire des économies, en s’alignant sur le régime général.

- On peut jouer aussi sur le taux de rendement du point de retraite, en restant au-dessus de 6 %.

- Nous sommes prêts également à discuter de la poursuite, pendant trois ans, de la sous-indexation des pensions, en les revalorisant de 1 point de moins que l’inflation – et non pas 1,5 point comme le réclame le patronat. Evidemment, en épargnant les retraites modestes qui sont exonérées totalement ou partiellement de CSG.

- Il faut enfin mutualiser les réserves de l’Agirc et de l’Arrco dès 2017.

La fusion Agirc-Arrco fait peur aux cadres, qui craignent de perdre leur spécificité…

Il ne pourra y avoir une fusion qu’à condition de mener en parallèle des négociations dans les branches sur le statut de cadre. Le mal-être des cadres est davantage lié au fait qu’ils ne sont reconnus comme tels qu’en raison de leur rattachement à une caisse de retraite. Mieux vaudrait reconnaître leur compétence, leur responsabilité.

Que proposez-vous au-delà de ces mesures d’urgence ?

Sur la période 2019-2024, nous proposons d’abord, dans la foulée de la fusion des réserves, la mise en place d’un nouveau régime unifié de retraite complémentaire pour tous les salariés. Un régime fondé sur le niveau de la rémunération et non le statut, avec une seule valeur du point. Pour le conforter financièrement, des efforts devront être demandés aux entreprises : une hausse des cotisations de 0,1 % par an de 2019 à 2021, ainsi qu’une contribution patronale en cas de séparation d’un salarié au-delà de 50 ans. Les employeurs continuent de ne pas jouer le jeu en licenciant les seniors.

Quels efforts côté salariés ?

Nous prenons nos responsabilités en proposant une contribution de solidarité intergénérationnelle assumée par les salariés partant à la retraite. Cette contribution serait limitée en montant et serait versée pendant deux ans. Deux ans, c’est l’écart, aujourd’hui, entre l’âge de départ effectif à la retraite et l’âge qui permettrait l’équilibre financier de l’Agirc-Arrco. Les salariés partant de manière anticipée parce qu’ils ont eu une carrière longue ne seraient pas concernés, puisqu’ils ont déjà « trop » cotisé.

Quelle différence avec les abattements du Medef ?

Cela n’a rien à voir avec des abattements. A l’inverse du Medef, notre but n’est pas de pousser les salariés à prolonger leur carrière, conduisant de fait à une remontée de l’âge de la retraite, mais à leur demander un effort de solidarité pour sauvegarder leur régime de retraite. Ensuite, nous envisageons une contribution de 4 %, contre 10 % à 30 % d’abattement côté patronal. Elle serait demandée quel que soit l’âge du départ. Enfin, nous sommes prêts à rediscuter de certains avantages familiaux, et notamment de la mise sous condition de ressources des pensions de réversion.

Tout cela suffit-il à équilibrer les régimes ?

Notre plan, qui a été testé par les services de l’Agirc-Arrco, permet de réaliser 2,4 milliards d’économies par an à l’horizon de 2018, puis 3,3 milliards en 2020 et 7,3 milliards en 2030 avec les nouvelles mesures du régime unifié. En mobilisant une partie des réserves actuelles, qui représentent dix mois de pensions, nous serions quasiment à l’équilibre technique en 2020 (- 1 milliard) et en excédent en 2030 (+ 700 millions).

Le nouveau régime unifié serait donc stabilisé et viable, et, si ces prévisions se confirmaient, nous pourrions nous passer de la contribution de solidarité en fonction de l’évolution démographique. C’est le troisième volet de notre proposition : à long terme, il faut être capable de mener un pilotage fin en fonction des besoins. Avec une règle, ne pas descendre en dessous de six mois de pensions en réserve, soit 36 milliards d’euros.

La contribution sur les licenciements de salariés de plus de 50 ans rappelle la « contribution Delalande », qui n’avait guère modifié les comportements…

C’est avant tout, côté employeurs, l’équivalent de la contribution de solidarité demandée aux salariés.

Le Medef ne veut pas de hausses de cotisation…

Nous sommes conscients de la nécessité de ne pas alourdir le coût du travail, voilà pourquoi nous ne touchons pas aux cotisations avant 2019, et de façon modérée. Après, il y a visiblement des débats au sein du patronat, c’est à lui de les régler.

En présentant vos propositions, ne craignez-vous pas de braquer les autres syndicats ?

Nous partageons avec Force ouvrière la volonté de parvenir à un accord. Nous devons cela aux salariés et aux retraités. Nous avons donc des terrains d’entente à construire. Nous travaillons d’ailleurs avec FO, sans que l’un demande à l’autre d’adhérer à son projet.

Il y aura eu une pause de plus de trois mois depuis la dernière séance de négociation…

Le Medef joue manifestement la montre. Mais s’il croit qu’il va réussir à repousser les échéances de la négociation jusqu’à ce que nous soyons au bord du précipice pour nous obliger à signer, il se trompe. Nos propositions sont une base pour la négociation du 16 octobre, qui doit mener à un accord rapide, en tout cas avant la fin de l’année. J’espère que le patronat ne va pas opter pour la politique de la terre brûlée en attendant une éventuelle alternance en 2017. C’est essentiel pour nous d’avancer maintenant sur ce dossier, comme sur de nombreux autres – comme le compte personnel d’activité, la réforme de la négociation collective, la prise en compte de la révolution numérique. Il ne faut pas que notre pays soit à l’arrêt pendant un an et demi.

Leïla de Comarmond, Solveig Godeluck et Etienne Lefebvre, Les Echos

 

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De quel droit effacer la loi !

Posté par cgtscaletheil le 17 septembre 2015

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