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LOI SUR LE RENSEIGNEMENT: TOUS SUSPECTS !

Posté par cgtscaletheil le 10 juin 2015

LOI SUR LE RENSEIGNEMENT: TOUS SUSPECTS !

 

NON À UNE SURVEILLANCE DE MASSE !

RENSEIGNEMENT Alors que les sénateurs planchent sur le projet de loi sur le renseignement, la mobilisation s’amplifie pour faire barrage à un texte liberticide. Un rassemblement est prévu le 8 juin, la veille du vote au Sénat.

«La situation est d’une ironie mordante : après l’adoption à une écrasante majorité par l’Assemblée nationale du projet de loi controversé sur le renseignement et la surveillance, le Congrès américain a rechigné à renouveler le célèbre Patriot Act (…)», déclare le chercheur Evgeny Morozov (1). En effet, le 2 juin au soir, en promulguant le Freedom Act, Barack Obama limitait la collecte des données téléphoniques par la National Security Agency (NSA). Pendant ce temps-là, notre Sénat planche, lui, sur sa généralisation. En discussion, le projet de loi sur le renseignement, adopté le 5 mai par l’Assemblée nationale, devrait être voté le 9 juin.

TOUS SUSPECTS

Très peu amendé, le texte fait toujours polémique, dès lors qu’il instaure une surveillance de masse. Une campagne d’interpellation des sénateurs est lancée (https://sous-surveillance.fr/#/) et une manifestation est prévue lundi 8 juin, à 18 heures, place de la République à Paris. Rappelons que, sous couvert de menace terroriste, le texte va bien plus loin. Les motifs d’un flicage tous azimuts sont vastes : les intérêts économiques, scientifiques ou de la politique étrangère, la prévention du terrorisme ou de la criminalité comme la prévention «des violences collectives pouvant porter gravement atteinte à la paix publique». Des notions suffisamment floues pour permettre une surveillance sans précédent de nos données personnelles (mails, SMS, appels téléphoniques). Et notamment celles des militants syndicaux. Ce n’est donc pas un hasard, si la CGT se joint aux nombreuses organisations telles la Ligue des droits de l’homme, la Quadrature du Net, le Syndicat de la magistrature ou Amnesty International, pour fustiger un texte liberticide. «Qu’entend-t-on par violences collectives ? La loi ne les définit pas. Quelle interprétation pourrait en faire la justice ?» se demande ainsi Anthony Caillé, de la CGT Police. «Va-t-on surveiller les élus des CE qui s’opposent aux restructurations d’une grande entreprise sous le motif d’intérêts économiques essentiels ?»

 

Faux sentiment de sécurité

 

Tout un chacun peut être surveillé voire inquiété avec un tel arsenal. Sans rentrer dans les détails techniques, les algorithmes mis en place pour repérer les «suspects», selon différents paramètres (localisation, mots-clés…), sont loin d’être fiables. Comme le rappelle Maryse Artiguelong, de l’Observatoire des libertés et du numérique (OLN) : «Un taux d’erreur de seulement 1% équivaut à 600 000 personnes à l’échelle de la population française» (2). Et puis, cherche-t-on avec un tel dispositif de surveillance généralisé à combattre le terrorisme ? On peut en douter… Comme le souligne encore Evgeny Morozov, le système de surveillance américain, sur lequel le gouvernement français prend exemple, est inutile pour combattre le terrorisme.

Il n’a nullement déjoué les attentats de Boston en avril 2013. L’enquête du philosophe Grégoire Chamayou, «Dans la tête de la NSA», à paraître dans la nouvelle Revue du Crieur (3), rappelle encore qu’un seul «complot» a été déjoué «par plus de dix ans de collecte massive des fadettes téléphoniques états-uniennes : un habitant de San Diego arrêté pour avoir envoyé 8 500 dollars à un groupe militant somalien». Qu’on se le dise!

  • (1) «Surveillance : la fausse route française», Le Monde du 2 juin 2015.
  • (2) L’Humanité du 2 juin 2015.
  • (3) La Revue du Crieur, éditée par Médiapart et La Découverte, en librairie le 11 juin, 15 euros.

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AGIRC / ARRCO … Réforme des régimes de retraite complémentaires : Le Medef doit revoir sa copie !

Posté par cgtscaletheil le 1 juin 2015

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Quand les organisations syndicales portent le même message, le Medef est contraint de revoir sa copie. Lors de la séance de négociation sur les régimes de retraite complémentaires des salariés (ARRCO) et cadres (AGIRC) du privé, qui se tenaient le 27 mai, elles ont récusé unanimement le recul à 67 ans de l’âge effectif de départ en retraite et exigé de nouvelles ressources pour les régimes avec une contribution financière du Medef.

Le projet du Medef a donc été jugé inacceptable. La CGT a affiné les chiffrages de ses propositions permettant de rétablir durablement les équilibres financiers des régimes sans réduire le niveau des prestations.

Le rassemblement organisé le 27 mai par la CGT devant le Medef a permis de porter les exigences des salariés, des demandeurs d’emploi et des retraités, en particulier le refus de tout nouveau recul de leurs droits sociaux.

Une prochaine réunion de négociation aura lieu le 22 juin. Son issue dépendra de l’intervention des salariés et des retraités qui peuvent d’ores et déjà signer massivement la pétition en ligne ICI

 

Montreuil, le 28 mai 2015.

 

Lire Les propositions de la CGT pour financer durablement les régimes

Lire aussi le dossier complet sur les négociations ARRCO-AGIRC 2015

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Dialogue social Projet de loi sur le dialogue social : La CGT appelle les parlementaires à la vigilance

Posté par cgtscaletheil le 28 mai 2015

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Alors que les députés entament, ce mardi 26 mai, l’examen du projet de loi relatif au dialogue social et à l’emploi, la CGT réaffirme la nécessité de faire de la démocratie sociale un instrument de citoyenneté de tous les salariés, ce dont nous sommes bien loin avec ce projet de loi.

 

La CGT déplore en effet que les objectifs patronaux, qui ont conduit à l’« échec » de la négociation interprofessionnelle, soient largement atteints à travers ce projet, malgré toutes les propositions qu’elle a pu faire dans la concertation avec le gouvernement.

 

Souhaitant que les parlementaires aient à cœur de défendre les droits des salariés en renforçant les moyens mis à leur disposition pour participer aux décisions qui les concernent, la CGT a transmis à l’ensemble des groupes parlementaires son analyse sur le texte de loi.

 

Elle attend, notamment, du législateur qu’il modifie et améliore le dispositif des Commissions paritaires régionales interprofessionnelles pour les salariés des TPE, ainsi que les dispositions traitant des parcours militants.

 

Elle attend aussi de lui la plus grande vigilance et une intervention résolue sur les dispositions du chapitre III du projet de loi, portant sur « Les instances représentatives du personnel adaptées à la diversité des entreprises », et celles du chapitre IV, traitant d’un « dialogue social plus stratégique dans les entreprises ». Considérant que ces dispositions ne peuvent que nuire à la qualité du dialogue social, la CGT s’y oppose fermement.

 

Les droits et moyens des représentants des salariés ne peuvent pas sortir affaiblis par la loi qui sera promulguée, or la logique de rationalisation qui guide l’ensemble du projet de loi nous y mène tout droit.

 

Au contraire de cette logique affaiblissant la démocratie sociale, la CGT appelle le législateur à conforter les CHSCT et à étendre leur bénéfice à tous les salariés, quelle que soit la taille de leur entreprise. Il en va de l’amélioration des conditions de travail et de la prévention des risques professionnels de tous. Mais il en va, aussi, de la démocratie car le droit d’expression, celui de s’organiser, de se défendre et d’être représenté doit être effectif pour chacune et chacun dans notre pays. .

 

Pour la CGT, les parlementaires ont le devoir de promouvoir et de garantir une présence en IRP de proximité, notamment dans les entreprises à établissements multiples.

 

Ils peuvent aussi veiller à ce que, partout, soit mis en œuvre une information/consultation utile des IRP sur les sujets structurant la vie des salariés et de l’entreprise, sans diluer les sujets et sans éloigner des réalités de terrain.

 

La CGT appelle également les parlementaires à renforcer l’égalité hommes/femmes et le combat contre toutes les discriminations au travail en refusant l’affaiblissement, voire la dilution des capacités d’action et de négociation des salariés sur ces sujets comme le propose le projet du gouvernement.

 

Elle les invite également à refuser que le rendez-vous annuel de négociation sur les salaires, attendu par les salariés, soit repoussé à trois ans.

 

Enfin, elle insiste pour que le législateur refuse toute fragilisation des comités d’entreprise, et, au contraire, saisisse le débat parlementaire pour les développer, l’année même où cet outil essentiel d’intervention sur la marche de l’entreprise célèbre son 70e anniversaire.

 

Avec six autres organisations syndicales, la CGT a par ailleurs adressé un courrier au ministre du Travail, François Rebsamen, le 18 mai dernier, lui demandant d’introduire une disposition permettant de conforter juridiquement l’hébergement des organisations syndicales dans son projet de loi.

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SALAIRE ET PENSIONS: L’URGENCE DE LES AUGMENTER ! POUR L’EMPLOI ET L’ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE !

Posté par cgtscaletheil le 20 mai 2015

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LES « GOUROUX DE L’ÉCONOMIE » NOUS ANNONCENT PÉRIODIQUEMENT L’ARRIVÉE « IMMINENTE » DE LA REPRISE. MAIS TOUS LES MOIS ON CONSTATE QU’ELLE N’EST PAS AU RENDEZ-VOUS, ET QUE LE CHÔMAGE CONTINUE D’AUGMENTER.

Lorsqu’on fait des recherches sur Internet, on découvre qu’elle aurait dû arriver en 2010, 2011, 2012, 2013, 2014.

La dernière « blague en vogue » c’est qu’elle arriverait en fin 2015, mais qu’elle serait moins « moins riche en emplois » que « prévu« .

Parallèlement à cette blague du retour de la croissance, on nous fait périodiquement le coup de « l’inversion de la courbe du chômage« , celui du « départ en retraite en masse des babyboomers » qui libérerait des emplois en masse — alors qu’on a cassé leurs perspectives de départ en retraite à 60 ans, et reculé l’âge de départ au minimum à 62 ans—, et, parallèlement on nous fait régulièrement « le coup de l’apprentissage » qui serait la recette miracle pour relancer l’emploi — en fait tout le monde sait que les grands groupes utilisent l’apprentissage pour supprimer les emplois stables —, etc.

EN RÉALITÉ, COMME PLUS DE 90% DE LA POPULATION ACTIVE EST SALARIÉE, TOUT LE MONDE SAIT QUE LA QUESTION DES SALAIRES EST AU CŒUR DE LA QUESTION DE LA REPRISE !

Car si l’on ajoute les retraités, avec leur pouvoir d’achat en baisse régulière, et les chômeurs, dont les revenus baissentlorsqu’ils perdent leur emploi, on voit bien que l’incontournable, pour retouver de la la croissance, c’est de redonner des capacités de consommer à la population, massivement salariée, chomeuse, ou retraitée.

Car, c’est la consommation qui tire — ou freine — la croissance.

AUJOURD’HUI « ON TUE LE SALAIRE » COMME AUTREFOIS ON TUAIT  »LA POULE AUX ŒUFS D’OR« 

Cela fait une trentaine d’années que cette cupide pensée unique patronale qu’ils appellent le « coût du travail » qu’il veulentréduire par tous les moyens, et que les gouvernements européens mettent tout en œuvre pour y parvenirest au cœur du problème !

CAR NOS SALAIRES DIRECTS OU NOS SALAIRES SOCIALISÉS — C’EST À DIRE LE FINANCEMENT DE NOS SYSTÈMES SOLIDAIRES DE PROTECTION SOCIALE — SONT LE MOTEUR DE L’ACTIVITÉ ÉCONOMIQUE DU 21E SIÈCLE !

  • C’est la contraction de la masse salariale qui bloque la croissance et accroit le chômage !
  • C’est la guerre aux salaires, aux USA, qui a été à l’origine de la fameuse « crise des subprimes« , conduisant au krach boursier de 2008, et, depuis, à l’explosion des dettes publiques provoquée pour boucher le trou fabriqué par les banquiers !
  • C’est elle qui bloque la croissance !

C’EST CELA QU’IL FAUT CHANGER D’URGENCE !

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LA FABLE DU TRAVAIL CHER

Posté par cgtscaletheil le 19 mai 2015

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Depuis des décennies l’on nous persuade que le travail coûte cher, que cela est un  handicap, qu’il freine l’économie, favorise les délocalisations et crée du chômage. Bref, le travail est une tare qui est la cause de tous nos problèmes, ou plutôt c’est sa rémunération qui pose problème. Si les gens acceptaient de travailler gratuitement cela irait beaucoup mieux. D’ailleurs, à une époque c’était possible, on appelait cela l’esclavage et effectivement c’était très rentable pour ceux qui se plaignent aujourd’hui de la cherté du travail…

Le travail ne coûte pas cher, au contraire le travail crée de la richesse, il ne peut coûter, puisqu’au contraire il rapporte. Toutes les fortunes ont été crées par l’exploitation du travail et des travailleurs. Ce qui coûte cher, c’est ce que le capital prend au travail, c’est la rémunération des actionnaires, les dividendes distribués, les stock-options et les parachutes dorés. Sur un produit fini, la partie consacrée aux salaires des travailleurs est en constante diminution, ceux qui fabriquent le produit ont souvent un salaire dérisoire qui ne leur permet même pas, dans beaucoup de cas, de s’offrir ce qu’ils ont produit !

Et que l’on ne nous dise pas que pour produire il faut investir, le commencement n’a jamais été l’argent mais toujours le travail. Si avant de créer quoi que ce soit l’homme préhistorique avait attendu des investisseurs, l’humanité serait morte ! Si pour produire industriellement il faut des machines, très bien, mais ces machines ont-elles-même été fabriquées par du travail ! Et s’il a fallu des matières premières pour les fabriquer, et bien le bois, le fer, l’eau, le gaz ou le pétrole, tout cela est gratuit dans la nature. Et de l’exploitation à la transformation de ces matières premières, c’est du travail, du travail et seulement du travail. L’argent ne crée pas du travail, c’est le contraire !

Dire que le travail créateur de richesse coûte cher est une aberration. La recherche constante du profit maximum, voila ce qui coûte cher ! C’est cela qui dégrade les conditions de travail, qui tire les salaires à la baisse, qui met en concurrence les travailleurs entre eux et qui pèse non seulement sur le travail, mais sur l’ensemble de la société.

Ce ne sont ni les rentiers, ni les banquiers qui créent de la richesse ; si vous voulez faire pousser du blé, vous pouvez couvrir votre champs de billets de 500 euros et revenir six mois après, il n’y aura rien, car il faut labourer, semer, soigner, récolter …bref, il faut du travail, c’est cela qui permet la création de richesses, et pas de faire travailler de l’argent ! C’est facile de faire travailler les autres, d’encaisser les bénéfices, de se plaindre et dire que ça coûte cher !

Le travail tel qu’il est conçu dans notre société ne sert qu’à enrichir quelques oisifs qui vivent sans travailler, ces oisifs qui disent que le travail coûte cher, mais cher pour qui ?  Pour ces parasites qui nous exploitent et ne génèrent que de la misère, du chômage et de la précarité. Ce sont ces gens là qui dans le même temps encensent la valeur travail, car toutes ces fortunes privées ont été générées par l’exploitation des travailleurs, qu’ils soient jeunes, vieux, hommes, femmes, du nord ou du sud, ils ne représentent aux yeux des exploiteurs qu’un moyen de créer de la richesse, à leur seul profit.

Pour en finir avec l’exploitation et le travail salarié, il faut inventer un système où le seul but de l’activité économique ne serait ni de faire du profit ou de créer des emplois, mais seulement de satisfaire les besoins de chaque membre de la communauté. Car la valeur travail, ce culte de l’effort bon marché qui fait le choux gras des nantis, est la référence de ceux qui ne bossent pas et encaissent les bénéfices. Car malgré la propagande du système, le travail ne libère que celui qui n’est pas soumis à la nécessité de travailler pour gagner sa vie. Alors, si le travail coûte cher, vivons dans l’opulence, arrêtons de travailler

 « Il est beau de ne pratiquer aucun métier, car un homme libre ne doit pas travailler pour servir autrui »…ARISTOTE

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LES ULTRAS RICHES ET VOUS …… Edifiant

Posté par cgtscaletheil le 21 avril 2015

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On compare souvent la fortune des plus riches avec les « déshérités » des pays du sud et si cela nous choque sur le moment de savoir que les 80 personnes les plus riches du monde détiennent autant de patrimoine que les 3,5 milliards personnes les plus pauvres, cela nous laissent tout de même un peu indifférent. Certes, nous ne faisons pas partis des 80 personnes les plus riches, mais nous ne faisons pas non plus partie des 3,5 milliards les plus pauvres, les uns et les autres sont loin de nous. Alors nous allons faire une petite comparaison Franco-Française, ce sera peut-être un peu plus parlant … Allons-y :

 

  • 83 départements sont moins riche que la famille Mulliez (Auchan), premiere fortune de France
  • 73 départements sont moins riches que Liliane Bettancourt (L’Oréal), deuxième fortune de France
  • 71 départements sont moins riche que Bernard Arnault ( LVMH, Moet Hennessy, Louis Vuitton), troisième fortune de France
  • 65 départements sont moins riche qu’Alex Dumas ( Hermés Paris), quatrième fortune de France
  • … et la dix-neuvième fortune de France Ginette Moulin (Galerie Lafayette) est encore plus riche que deux départements français !
  •  

Selon une enquête du journal économique belge « L’Echo », la Belgique accueille près de vingt des 100 plus grosses fortunes françaises. Une puissante campagne idéologique vise à montrer que ce sont les possédants et les très hauts revenus, qui sont victimes d’un État spoliateur : « Trop d’impôts, tue l’impôt », « une fiscalité confiscatoire », « l’insupportable pression fiscale», « l’impôt, extorsion de fonds »… Allons nous plaindre ces pauvres riches? A titre d’exemple, avec l’une de ces fortunes seulement, on pourrait lancer et financer le plan quadriennal pour l’éducation supérieur et la recherche, par exemple. C’est bien l’ordre de grandeur. Mais puisqu’on vous dit qu’il n’y a pas d’argent … Une autre campagne idéologique lancée par ces « nantis », cible le cout du travail, trop important a leur yeux … alors que c’est le cout du capital qui plombe les entreprises et engendre le chômage et la précarité!

 

Les 100 plus grosses fortunes de France ont accumulé une fortune de 257 milliards d’euros en 2014 ! En pleine crise économique, cette somme est en progression de 10% par rapport à 2013. Pour illustrer ces inégalités croissantes qui traversent la société et pour leur donner une dimension spatiale, voici donc la carte des départements moins riches que nos riches. Pour cela, j’ai comparé le PIB départemental (richesse produite sur une année) et la richesse accumulé par les 4 plus grandes fortunes de France. Si cette carte est discutable sur le plan méthodologique, puisqu’elle met en relation un flux (la production de richesse par les départements au cours d’une année) et un stock (le patrimoine des 4 plus grandes fortunes françaises), elle illustre néanmoins efficacement la captation de richesses démesurée par quelques uns au détriment du plus grand nombre. Ceci confirme la prémonition piquante du milliardaire Warren Buffet qui, interviewé en 2005 sur CNN, déclarait : «Il y a une lutte des classes, mais c’est ma classe, la classe des riches qui mène cette lutte, et nous sommes en train de la gagner». A méditer… 

 

« Notre tête est ronde pour permettre à la pensée de changer de direction »… Francis Picabia

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Loi Macron …. La Caisse À Outils Du Libéralisme

Posté par cgtscaletheil le 21 avril 2015

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Le projet de loi Macron adopté à l’Assemblée grâce à l’article 49.3 et sur lequel s’est polarisée l’attention depuis plusieurs semaines, est un texte fondamentalement idéologique. Il est tentaculaire dans son contenu puis qu’il touche à de nombreux aspects du droit du travail et domaines économiques. Mais c’est aussi un fourre-tout très cohérent qui obéit à une logique libérale qui a déjà été la marque depuis de nombreux mois de la plupart des initiatives gouvernementales, en matière économique et sociale. 
Il s’inscrit parfaitement dans le cadre des injonctions bruxelloises qui visent à faire de l’austérité et du tout-libéral le modèle unique de tout le continent. 
Il poursuit, développe et même inscrit dans le marbre ce qui a présidé à l’élaboration du pacte de responsabilité, du crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE), de la réforme territoriale, de la réforme de l’Etat. 
Il prolonge l’esprit des « négociations orientées » qui ont abouti , notamment, à l’accord national interprofessionnel (ANI) du 11 janvier 2013 sur la « sécurisation de l’emploi » ou qui ont cherché à déstructurer profondément les institutions représentatives du personnel lors des toutes dernières discussions entre syndicats et patronat. 
Il s’abrite également derrière un processus de « simplification » qui est, en fait, un processus de diminution déguisée des droits. 
Selon le gouvernement, ce projet de loi viserait à « renouer avec la croissance durable ». Pour cela, dans un grand exercice de pur marketing politique, « l’économie française devrait être modernisée et les freins à l’activité levés ». Il faudrait ainsi « libérer » les activités de la contrainte, « stimuler » l’investissement, « développer »l’emploi et le dialogue social . 
En fait, il s’agit de libérer les patrons et les capitaux des entreprises des contraintes du droit du travail, continuer à faire croire que l’investissement serait prioritaire face aux profits, museler les syndicats et les les institutions représentatives du personnel dans les entreprises et empêcher les salariés de se défendre face aux pressions et aux licenciements. Ce projet de loi constitue un recul social majeur !

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D’APRES DES CHIFFRES OFFICIELS DE L’INSEE …

Posté par cgtscaletheil le 14 avril 2015

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Le partage des richesses au détriment du travail est à l’origine de nos difficultés. La part des salaires (y compris cotisations sociales) dans la valeur ajoutée des entreprises industrielles et de services a reculé de 10 points entre 1983-1989. Chaque point de valeur de ces entreprises représente 10 mds € par an. Si la part des salaires était ramenée au niveau d’il y a trente ans, les salariés auraient droit à100 mds € de plus. Avec des retombées positives sur l’emploi ainsi que sur les caisses de l’Etat et de la Sécurité Sociale. La baisse de la part des salaires va de pair avec la financiarisation de l’économie et le développement des marchés financiers. La généralisation de l’exigence de rentabilité financière dans tous les secteurs d’activité, toutes les entreprises, quelle que soit leur taille, chamboule la logique de gestion classique : production, emploi et rémunération, investissement, impôts, provisions, distribution des dividendes.

 

La gestion financiarisée c’est d’abord penser aux actionnaires, puis ajuster emploi, salaire, investissement, délocalisation… en fonction de cet objectif. La financiarisation renchérit le coût du capital par des intérêts versés aux créanciers, notamment les banques, et aussi par l’argent versé aux propriétaires notamment sous la forme de dividendes. L’argument des libéraux pour justifier la Bourse, et le développement des marchés financiers, est que le système bancaire est coûteux et que le développement des marchés financiers permet de réduire les coûts financiers de l’entreprise. Mais la réalité est qu’en trente ans, le montant des dividendes a été multiplié par 20. Ce qui handicape notre économie, c’est bien le coût du capital !

 

Il y a trente ans, pour 100 euros de salaire les entreprises versaient 7 euros de dividendes, aujourd’hui elles en versent 34 euros, soit 5 fois plus. Il y a trente ans, pour 100 euros de valeur ajoutée les entreprises versaient 5 euros de dividendes, aujourd’hui elles en versent 23 euros, soit 5 fois plus. D’où des conséquences ravageuses de la financiarisation pour l’économie et les salariés :

 

  • Pression permanente sur le travail pour augmenter la rentabilité financière immédiate
  • Hausse de la productivité du travail
  • Pression sur les salaires et conditions de travail
  • Faiblesse de l’investissement productif surtout dans la recherche et la formation
  • Perte des recettes pour l’État et la Sécurité Sociale
  • Insuffisance de l’emploi
  • Recul de l’emploi industriel
  • Développement de la précarité
  • Chômage massif
  • Insuffisance des salaires
  • Insuffisance des pensions de retraite et des minima sociaux
  • Développement de la pauvreté
  • Hausse des inégalités sociales
  • Stagnation des salaires : +0,6 % en moyenne par an depuis 1995
  • La désindexation des pensions et la perte du pouvoir d’achat des retraités
  • Des ménages de plus en plus surendettés
  •  

Un Français sur sept est pauvre, la pauvreté et les inégalités augmentent. Le seuil de pauvreté monétaire (60 % du niveau de vie de la moitié de la population) est de 977 euros par mois en 2011. 8,7 millions de personnes vivent avec moins de 977euros par mois. La moitié d’entre elles vivent avec moins de 790 euros par mois. La pauvreté concerne 14,3 % de la population, contre 14% en 2010. La pauvreté progresse surtout parmi les chômeurs et les jeunes âgés de 18 à 29 ans. Presque 9 millions de pauvres en France.

 

En une décennie la fortune totale des 500 Français les plus riches a plus que quadruplé, alors que le produit intérieur brut (PIB), lui, n’a que doublé. Le 1/10 ème de la richesse est concentré entre les mains du 1/100000 ème de la population. Contrairement à ce que prétendent les libéraux, la hausse du taux de marge ne conduit pas nécessairement à la hausse du taux d’investissement. Les dividendes versés aux actionnaires sont plus élevés que les investissements. Les entreprises préfèrent placer l’argent plutôt qu’investir. Les entreprises gagnent davantage dans la finance que dans les activités productives. La hausse des dividendes perçus est une anomalie, un signe de financiarisation, et les conséquences de ces dérives se font sentir de douloureuses façons :

 

  • Déficit du budget de l’État
  • Déficit de la Sécurité sociale
  • Hausse de la dette publique et de ses charges d’intérêt
  • Un surendettement des communes
  • 520 milliards € payés pour les charges d’intérêt de la dette publique, c’est autant d’argent de moins pour les services publics
  •  

Enfin, il faut mieux utiliser les 230 mds€ d’aides et d’exonérations accordées aux entreprises qui sont versés comme dans un puits sans fond, sans contrepartie et qui se révèlent un véritable fiasco pour l’emploi, les recettes sociales et pour les ressources de l’État. Pour donner un ordre d’idée les cadeaux aux entreprises privées représentent plus de deux fois le budget de l’Éducation Nationale, de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche réunis ! Et tout ça pour un résultat proche de zéro, car le chômage ne cesse d’augmenter. Il faut remettre les choses en place et utiliser plus intelligemment ces 230 milliards. Gardons à l’esprit que comparativement le budget de la France est de 280 milliards, donc les 230 milliards que l’on donne gracieusement aux entreprises privés est un énorme gâchis, un véritable holdup dont les générations futures payeront le prix ! Pour finir, la lutte contre la fraude fiscale permettrait de récupérer entre 36 et 50 mds € selon un rapport du Sénat (rapport Eric Bocquet, 2012)… aujourd’hui on parle de 80 milliards, comme quoi résoudre les problèmes sociaux, la sécu ou les retraites ce n’est pas une question d’argent !

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LE CHÔMAGE TUE … Un coût humain et économique exorbitant

Posté par cgtscaletheil le 13 avril 2015

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Selon une estimation de l’INSERM, corroborée par une étude dont les résultats ont été publiés en décembre dans la revue International Archives of Occupational and Environmental Health, le chômage pourrait « tuer » entre 10 000 et 20 000 personnes par an. Ce fait, brut, nos rappelle que, derrière les chiffres, il y a des souffrances, des drames. En fait, le chômage tue à la fois par les conséquences directes, souvent psychosomatiques qu’il induit, mais aussi parce que les chômeurs, privés de revenus décents, ne peuvent se soigner décemment. Il faut donc distinguer une surmortalité qui arrive rapidement (dans les 6 premiers mois) et qui est largement induite par le stress engendré par le chômage, d’une surmortalité de plus long terme induite par le décrochage social des chômeurs par rapport au système de santé. Mais, il faut aussi dire que l’état de santé des chômeurs est un “véritable ‘trou noir’ de la connaissance scientifique et médicale”, comme le déplore le psychiatre Michel Debout. En fait, ceci ne fait que conforter des analyses qui datent de plusieurs années.

Cette ignorance dans laquelle se complaisent les dirigeants français au sujet de a santé publique, car une sur-mortalité des 10000 à 20000 personnes par an EST un problème de santé publique, vient de loin. Il n’y a toujours pas en France d’évaluation des conséquences de l’échec des politiques économiques menées tant par la gauche que la droite parlementaire depuis le tournant eurolibéral de 1984 réside dans la montée des coûts économiques du stress au travail. Ce dernier, il faut le rappeler, se définit par une situation de « travail surchargé », telle qu’elle est définie par le modèle de Karasek. Ce modèle définit le « stress » comme résultant d’une situation ou d’un environnement de travail où une forte pression psychologique sur l’individu (par exemple accroître sans cesse l’intensité de son travail) s’associe à une faible latitude décisionnelle. C’est cette combinaison qui engendre une tension psychologique au travail anormale, conduisant à l’émergence de maladies plus ou moins graves, mais toutes douloureuses et incapacitantes pour les individus.

Le stress au travail, comme le montrent les études empiriques, est en général directement induit par les politiques de flexibilisation et d’ouverture à la concurrence internationale ainsi que par leurs traductions dans des politiques nationales, comme la calamiteuse « Loi Macron » qui va renforcer largement ces pathologies. Elles conduisent à pousser les employeurs à demander toujours plus à des salariés qui sont, dans le même moment mis dans des situations grandissantes d’incertitude quant à leur emploi. Ses répercussions touchent toutes les catégories de personnel. De nombreux travaux scientifiques ont montré que le stress au travail est à l’origine de pathologies telles que troubles musculo-squelettiques (TMS), maladies cardio-vasculaires (MCV), dépressions…

D’autres pathologies doivent être prises en compte, telles les colopathies intestinales, les migraines chroniques et persistantes, les troubles de la vue et du comportement. L’étude épidémiologique des maladies dites psychosomatiques reste dans un état balbutiant et le corps médical est peu formé à leur identification. Cependant, même dans ces conditions, les données empiriques montrent leur progression alarmante depuis le milieu des années 1980.

Enfin, il faut ajouter qu’une proportion importante des accidents du travail provient de troubles antérieurs mais qui sont eux-mêmes issus du stress au travail (vertiges, perte d’acuité visuelle, etc.). On peut considérer que plus de 50 % de ces accidents sont « stress-induits ». Une partie importante de leurs coûts devrait donc, en réalité, être imputée au facteur stress. Les médecins qui se sont intéressés aux maladies psychosomatiques d’origine professionnelle le savent depuis les années 1960.

Les estimations les plus crédibles indiquent que ce phénomène pourrait avoir un impact considérable qu’on le mesure sur son coût humain (les morts et les personnes en grande souffrance) ou qu’on le mesure par son coût économique pour les systèmes de sécurité sociale. L’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail a publié en 1999 une évaluation du coût, pour la société, de tous les problèmes de santé liés au travail. Les estimations qui ont été faites dans un certain nombre d’États membres de l’Union européenne varient de 2,6 % à 3,8 % de leur PIB, soit de 185 à 269 milliards d’euros par an pour l’ensemble des quinze États membres de l’époque. Ces sommes annuelles sont à mettre en regard des sommes que l’on a dépensées pour gérer la crise des dettes souveraines dans la zone Euro. A cela, il faut aussi ajouter que le stress serait à l’origine de 50 à 60 % de l’ensemble des journées de travail perdues.

Une étude menée en Suisse en 2001, l’un des rares pays à avoir lancé une étude épidémiologique complète du phénomène, situe le coût du stress d’origine professionnelle dans une fourchette comprise entre 2,9 et 9,5 milliards d’euros. Le chiffre très élevé de l’estimation haute de la fourchette s’explique par la méthodologie retenue dans cette étude. Elle intègre l’ensemble des coûts tangibles et intangibles liés au stress. Ainsi, il est demandé à l’individu d’attribuer une valeur, exprimée en unités monétaires, aux souffrances et pertes de bien-être que le stress lui occasionne. On peut considérer le procédé comme excessif. Mais il faut préciser à ce moment que l’estimation « haute » de la fourchette n’inclut ni la production perdue lors des absences des travailleurs, ni les effets du stress sur la fréquence des accidents au travail et les coûts que ces derniers induisent.

À ce titre, l’estimation « basse » de la fourchette apparaît largement sous-évaluée. Il en va de même des études de l’agence européenne European Foundation for the Improvement of Living and Working Conditions, qui, elle aussi, ne tient compte ni du coût des pertes de production liées aux absences, ni de celui des accidents induits par le stress. Les médecins du travail et médecins généralistes ont du mal à repérer efficacement les troubles fonctionnels induits par le stress. Les études cliniques réalisées en France comme dans plusieurs pays européens montrent cependant que, dans des conditions de bonne formation au dépistage de l’origine de ces pathologies, leur fréquence monte rapidement et peut représenter de 25 % à 35 % des cas traités par les médecins concernés. Dans ces conditions, les estimations chiffrant à 2,5 %-3 % du PIB le coût du stress au travail doivent être prises comme des valeurs raisonnables, en particulier en raison de la non-intégration en leur sein du « coût d’opportunité ». Il est possible qu’en réalité elles soient sous-évaluées. Transposée à l’échelle de la France, l’évaluation suisse donnerait entre 50 et 75 milliards d’euros par an. Il faut alors comparer ce chiffre au déficit de la sécurité sociale…

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On vit une drôle d’époque !!!!!!

Posté par cgtscaletheil le 7 avril 2015

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On vit une époque formidable, le patron de Renault (où l’Etat conserve une part), va toucher 7,2 millions d’euros pour l’année 2014, un quasi triplement de sa rémunération de 2013 (2,67 millions), et comme Carlos Ghosn, puisque c’est de lui qu’il s’agit, va également recevoir à peu près la même somme chez Nissan, ce patron pèse donc la bagatelle de 800 SMIC ! Il faut se souvenir qu’il y a plus de 20 ans, le salaire de Raymond Lévy, alors patron de la Régie, représentait moins de 20 fois le SMIC de l’époque !

Pire encore, il ne faut pas oublier qu’il y a 20 ans, le taux marginal d’imposition était de 56,8%, et non de 45%, comme aujourd’hui, ce qui fait que les très hauts salaires sont doublement gagnants : non seulement leur montant a explosé, mais les impôts sont plus légers (il ne faut pas oublier ici que les très « communistes » États-Unis de Nixon avaient encore un taux d’imposition sur le revenu marginal supérieur à 70%) ! Voici une illustration bien concrète de ce que dénoncent Thomas Piketty, Emmanuel Saez et Camille Landais dans leurs travaux. Aux Etats-Unis, 95% de la croissance depuis 2009 est allée à 1% de la population alors que les revenus de 99% de la population stagnent depuis 40 ans.

Un autre patron a provoqué le scandale, celui de Radio France, Mathieu Gallet, qui en prônant la rigueur, et envisageant de drastiques réductions d’effectifs, s’est offert une rénovation de son bureau pour la modique somme de 105 000 euros, et il n’y est pas allé de main morte, le PDG du service public : 72 000 euros ont été consacrés à la restauration des boiseries, une partie des murs étant plaquée de boiseries précieuses en « bois de rose », bois exotiques rare et cher que l’on utilise plutôt pour la marqueterie, ou à la fabrication d’instruments de musique. Ces gens là sont vraiment déconnectés des réalités des français !

Quittons le monde de l’entreprise pour visiter celui des élus où l’on a appris que les députés, en toute discrétion, et à l’unanimité, Front National y compris, s’étaient offert récemment un joli cadeau aux frais du contribuable. En effet, ils ont décidé le doublement de la durée de leur indemnisation en cas de défaite électorale, confirmant le proverbe « on n’est jamais si bien servi que par soi même ».  C’est entre autre pour cela que les élus devraient être révocables …

Les ministres ne sont pas en reste et leurs rémunérations, ainsi que celles de leurs conseillers atteignent des sommets, et en 2013 elles frôlaient déjà les 85 millions d’euros, ce qui représente 1,30 € par français, les primes dépassant les 20 millions d’euros, soit une hausse de 3% par rapport à 2012, hausse dont aimeraient bien profiter aussi les travailleurs. Tant que la politique sera un métier et les mandats non limités en nombre et en durée …

Enfin, de toutes les façons, comment justifier qu’un homme puisse gagner 400 ou 800 fois plus qu’un autre ? N’avons-nous pas atteint des sommets d’indécence, sans s’en rendre compte ? Comment pouvons-nous continuer à voter pour des élus plus préoccupés par leur propre rémunération et leur carrière que le bien public ? Comment écouter le discours du Medef qui préconise de baisser les salaires et augmenter le temps de travail ? Comment faire abstraction des 250 milliards d’aides et subventions publiques accordées au secteur privé et dont profitent presque exclusivement les grandes entreprises qui rémunèrent grâcement leur PDG et actionnaires ?

Pour finir, une petite anecdote : Mélissa Deramecourt est caissière dans un hypermarché Auchan. Son mari est manutentionnaire dans le même établissement.  Ils n’ont pas d’enfants. Ils payent 650 euros d’impôts sur le revenu par an. Leur employeur, Gérard Mulliez, gagne un milliard d’euros par an. Il réside en Belgique dans le célèbre village qui a accueilli Gérard Depardieu, cet autre grand patriote. Il a payé cette année 135 euros d’impôts sur le revenu. La société de Gérard Mulliez est imposée à 1% sur les bénéfices.

Mais au final, les truands ne sont ni Mulliez, ni Depardieu ou leurs condisciples, les vrais coupables ce sont les gouvernants européens qui permettent et organisent ce type de scandale. Le plus effarant dans notre époque, c’est que nos sociétés se révèlent pour le moment largement incapables de réagir devant cette envolée des inégalités, qui ne trouve aucune véritable traduction politique, les citoyens ont intériorisé l’idée que l’on ne peut pas faire autrement et sont complètement résignés.

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